Vous avez déjà eu l’impression d’avoir de l’argent “qui dort” ? Un compte épargne qui ne rapporte presque rien, un bien immobilier jamais loué, ou encore une grosse somme laissée sur un compte courant “au cas où”… Tout cela a un nom en finance : la fortune improductive.
Dans cet article, je vous propose de décortiquer ce concept souvent méconnu, de voir si vous êtes concerné, et surtout de comprendre comment l’assurance peut vous aider à réduire cette fortune improductive tout en protégeant votre patrimoine.
Qu’est-ce qu’une fortune improductive ?
En termes simples, la fortune improductive, c’est l’ensemble de vos biens et sommes d’argent qui :
On parle de “fortune” non pas parce qu’il faut être millionnaire, mais parce qu’il s’agit de patrimoine au sens large : immobilier, liquidités, placements, objets de valeur, etc.
Concrètement, la fortune improductive regroupe par exemple :
Autrement dit, la fortune improductive, c’est ce qui pourrait travailler pour vous… mais ne le fait pas.
Pourquoi la fortune improductive pose problème ?
On pourrait se dire : “Ce n’est pas grave, au moins je ne prends pas de risque.” En réalité, laisser une grosse partie de son patrimoine improductive n’est pas neutre. Cela peut même être une mauvaise stratégie, surtout à long terme.
Voici les principaux problèmes :
La fortune improductive, c’est donc un peu comme un salarié à plein temps… qui ne viendrait jamais travailler. Il coûte, mais ne rapporte rien.
Êtes-vous concerné par la fortune improductive ?
Pour le savoir, vous pouvez vous poser quelques questions simples :
Si vous avez répondu “oui” plusieurs fois, il est probable qu’une partie de votre patrimoine soit improductive. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut agir, et l’assurance a un rôle majeur à jouer.
Fortune improductive et assurance : quel lien ?
À première vue, on pense souvent à l’assurance comme un simple poste de dépense : assurance habitation, auto, santé… Pourtant, certains contrats d’assurance sont de véritables outils de gestion patrimoniale, capables de transformer une fortune improductive en capital utile et structuré.
L’assurance intervient à deux niveaux :
Voyons concrètement comment l’assurance peut aider à réduire votre fortune improductive.
Utiliser l’assurance-vie pour transformer une épargne dormante
L’assurance-vie est probablement le contrat le plus puissant pour lutter contre la fortune improductive, surtout pour les sommes laissées sur les comptes bancaires ou sur des livrets faiblement rémunérés.
Voici comment elle peut vous aider :
Exemple :
Marie, 55 ans, a 50 000 € qui dorment sur un compte courant et un livret faiblement rémunéré. Elle décide de :
Résultat : son capital cesse d’être totalement improductif. Il commence à générer des intérêts, dans un cadre fiscal plus doux à moyen/long terme, tout en restant disponible sous forme de rachats partiels.
Contrat de capitalisation : un allié discret pour le patrimoine
Moins connu que l’assurance-vie, le contrat de capitalisation est aussi un outil intéressant pour réduire la fortune improductive, surtout pour les patrimoines plus élevés.
Il permet :
Ce type de contrat est souvent pertinent pour des personnes assujetties à l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière), ou ayant déjà une première stratégie d’assurance-vie et souhaitant aller plus loin.
Immobilier improductif : quand l’assurance change la donne
L’immobilier est une grande source de fortune improductive : résidence secondaire jamais utilisée, appartement laissé vide “en attendant”, biens hérités et non exploités, etc.
Dans ce contexte, l’assurance peut jouer plusieurs rôles :
Exemple :
Jean possède un appartement vide depuis 3 ans. Il ne le loue pas par peur des loyers impayés et des dégradations. Résultat : il paie charges, impôts et assurance pour un bien qui ne lui rapporte rien.
En souscrivant une assurance loyers impayés et en confiant la gestion à une agence, il réduit fortement son risque et transforme un actif dormant en source de revenus. La fortune devient productive, tout en étant protégée.
Réduire les liquidités excessives grâce aux solutions assurantielles
Garder un peu de liquidités, c’est sain. Mais trop de liquidités, c’est de la fortune improductive. L’idée n’est pas de tout investir, mais de trouver le bon équilibre.
Voici quelques pistes, toujours avec un angle assurance :
En procédant ainsi, vous réduisez la part de votre argent “qui dort” tout en gardant de la flexibilité, car l’assurance-vie n’est pas un placement bloqué : vous pouvez effectuer des rachats partiels en cas de besoin.
Assurance et préparation de la succession : éviter la fortune figée
Une autre forme de fortune improductive, c’est celle qui se retrouve bloquée ou mal transmise au moment d’un décès. Capital gelé, héritiers qui doivent vendre en urgence, fiscalité lourde… Alors qu’une bonne préparation, notamment via l’assurance, permet d’éviter cette situation.
Avec l’assurance-vie en particulier, vous pouvez :
L’idée est de ne pas laisser un patrimoine entièrement figé dans des biens immobiliers peu liquides ou dans des comptes éparpillés sans stratégie. L’assurance permet d’introduire de la liquidité organisée dans votre patrimoine.
Comment passer à l’action pour réduire votre fortune improductive ?
Envie de faire le point ? Voici une démarche simple, étape par étape :
Et si vous avez des doutes, un échange avec un conseiller en gestion de patrimoine ou un intermédiaire en assurance peut vous aider à affiner les choix, surtout si vos montants sont importants.
Quelques erreurs fréquentes à éviter
En cherchant à réduire sa fortune improductive, on peut aussi commettre des erreurs. En voici quelques-unes à surveiller :
Le but n’est pas seulement de rendre votre fortune productive, mais de le faire en cohérence avec votre profil, vos besoins et votre horizon de temps.
En résumé : faire travailler votre patrimoine, sans l’exposer inutilement
La fortune improductive, c’est ce décalage entre ce que vous possédez et ce que cela vous apporte réellement. Entre l’argent qui pourrait vous aider à financer vos projets… mais qui reste immobile.
L’assurance, loin de se limiter aux contrats “obligatoires” ou purement protecteurs, peut devenir un véritable levier pour :
La prochaine fois que vous regarderez le solde de vos comptes ou l’usage réel de vos biens, posez-vous la question : cette part de mon patrimoine est-elle productive… ou simplement rassurante ? Et si c’est la deuxième option, il est peut-être temps de mettre l’assurance au cœur de votre stratégie.
