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Loi eckert décès : effets de la loi eckert décès sur les comptes bancaires inactifs et les contrats d’assurance vie

Loi eckert décès : effets de la loi eckert décès sur les comptes bancaires inactifs et les contrats d’assurance vie

Loi eckert décès : effets de la loi eckert décès sur les comptes bancaires inactifs et les contrats d’assurance vie

On imagine souvent qu’un compte bancaire ou un contrat d’assurance vie « dort » tranquillement jusqu’à ce que quelqu’un vienne le réclamer. En réalité, ce n’est plus le cas depuis l’entrée en vigueur de la loi Eckert. Si vous avez des proches âgés, des contrats anciens ou plusieurs comptes ouverts dans différentes banques, cette loi vous concerne directement.

Rappel : qu’est-ce que la loi Eckert ?

La loi Eckert, entrée en vigueur le 1er janvier 2016, encadre la gestion :

Objectif : éviter que des milliards d’euros « oubliés » restent dans les caisses des banques et des assureurs, alors qu’ils devraient revenir à leurs titulaires ou à leurs bénéficiaires… ou, à défaut, à l’État via la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

Concrètement, la loi impose :

Voyons ce que cela change très concrètement pour les comptes bancaires et pour les contrats d’assurance vie en cas de décès.

Décès et comptes bancaires inactifs : ce que change la loi Eckert

Un compte bancaire inactif, au sens de la loi Eckert, c’est un compte sur lequel :

En cas de décès, la « mécanique » est un peu différente, mais tout aussi encadrée.

Comptes bancaires après décès : le calendrier imposé par la loi Eckert

Lorsqu’une banque est informée du décès d’un client, les comptes ne sont plus considérés comme inactifs au sens strict, mais comme « en attente de règlement de succession ». Cependant, la loi Eckert fixe malgré tout des délais.

Voici ce qui se passe, en simplifiant :

En résumé, les héritiers disposent d’un délai global de 27 ans pour récupérer les fonds (2 ans en banque + 20 ans à la CDC + quelques marges selon les dates de décès et de transfert). Passé ce délai, les sommes sont perdues.

Comment éviter la « disparition » des comptes après un décès ?

Quelques réflexes simples peuvent changer beaucoup :

Et si la succession a été réglée il y a longtemps et que vous découvrez seulement maintenant qu’un compte existait ? Il est encore possible de rechercher les sommes transférées à la Caisse des Dépôts via le service en ligne Ciclade, tant que le délai légal n’est pas dépassé.

Loi Eckert et assurance vie : un tournant pour les bénéficiaires

Avant la loi Eckert, de nombreux contrats d’assurance vie n’étaient jamais réclamés après le décès de l’assuré, faute pour les bénéficiaires d’être informés de leur existence. Certaines compagnies conservaient ces capitaux pendant des années.

La loi Eckert a durci très nettement les règles.

Ce que la loi impose aux assureurs en cas de décès

Les compagnies d’assurance ont désormais des obligations très précises :

Là encore, la CDC conserve les fonds pendant 20 ans avant que l’argent ne soit définitivement acquis à l’État.

Pourquoi certains contrats d’assurance vie ne sont-ils jamais réclamés ?

Cela peut surprendre, mais les cas sont fréquents. Quelques causes typiques :

La loi Eckert réduit fortement le risque que ces capitaux restent à dormir chez les assureurs, mais elle ne remplace pas les bons réflexes à avoir de son vivant.

En tant que bénéficiaire, comment savoir si un contrat existe ?

Si vous pensez être bénéficiaire d’une assurance vie après le décès d’un proche, plusieurs outils existent.

Il est important de garder en tête que l’assurance vie n’entre pas automatiquement dans la succession. Le notaire n’est informé que si le bénéficiaire ou la compagnie lui communique les informations. D’où l’intérêt de rester proactif.

Comment se préparer de son vivant : protéger ses proches (et son argent)

La loi Eckert est là pour encadrer, mais elle ne fait pas tout. Pour éviter que votre épargne finisse, un jour, à la Caisse des Dépôts puis à l’État, quelques bonnes pratiques s’imposent.

Ce sont des gestes simples, mais ils évitent beaucoup de tracas à vos proches… et à vous-même si vous traversez une période difficile (maladie, perte d’autonomie, etc.).

En cas de décès d’un proche : les réflexes à adopter

Dans les semaines et mois qui suivent un décès, l’administratif est souvent vécu comme une montagne. Mais quelques démarches ciblées peuvent faire toute la différence pour identifier les comptes et contrats soumis à la loi Eckert.

Le but : ne pas laisser courir les délais fixés par la loi Eckert sans au moins avoir vérifié si des sommes ne dorment pas quelque part.

Quelques questions fréquentes sur la loi Eckert décès

Les banques doivent-elles m’informer avant de transférer un compte inactif à la Caisse des Dépôts ?

Oui, elles ont l’obligation de prévenir le titulaire (ou les ayants droit identifiés) avant de clôturer le compte et de transférer les sommes. Mais si les coordonnées ne sont pas à jour ou si le courrier ne parvient pas à destination, l’information peut ne jamais vous atteindre.

La loi Eckert s’applique-t-elle aux livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP…) ?

Oui. Ces livrets peuvent être déclarés inactifs et, au bout de certains délais, les sommes sont transférées à la Caisse des Dépôts si aucun mouvement n’est effectué et si le titulaire (ou ses héritiers) ne se manifestent pas.

Je découvre aujourd’hui un contrat d’assurance vie dont mon parent décédé était titulaire il y a plus de 10 ans. Est-ce trop tard ?

Pas forcément. Si l’assureur a déjà transféré les fonds à la Caisse des Dépôts, vous pouvez encore les réclamer via Ciclade pendant un délai maximum de 20 ans après ce transfert. Au-delà, les sommes reviennent définitivement à l’État.

La loi Eckert s’applique-t-elle aussi aux comptes-titres et PEA ?

Oui, les règles d’inactivité et de transfert s’appliquent également à ces produits. Pour un PEA inactif, par exemple, la banque doit aussi respecter les obligations de recherche et d’information avant de transférer les avoirs à la CDC.

Retenir l’essentiel : loi Eckert, décès et épargne « fantôme »

La loi Eckert a profondément modifié le traitement des comptes bancaires inactifs et des contrats d’assurance vie non réclamés après un décès. Elle a permis de réduire le nombre de « contrats fantômes » qui restaient dans les bilans des banques et des assureurs, au détriment des bénéficiaires.

Mais derrière les textes, il y a toujours la même réalité : sans information, sans mise à jour des données et sans démarches des proches, une partie de l’épargne peut finir par s’évaporer juridiquement, d’abord à la Caisse des Dépôts, puis dans les caisses de l’État.

Le meilleur moyen de s’en prémunir reste donc très concret :

La loi Eckert pose un cadre protecteur pour les épargnants et leurs héritiers, mais c’est votre organisation personnelle et familiale qui fera, au final, toute la différence entre un patrimoine transmis… et un patrimoine oublié.

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