Site icon

Usufruit exemple : cas pratiques d’usufruit exemple en donation, succession et gestion de patrimoine

Usufruit exemple : cas pratiques d’usufruit exemple en donation, succession et gestion de patrimoine

Usufruit exemple : cas pratiques d’usufruit exemple en donation, succession et gestion de patrimoine

Vous entendez parler d’usufruit à chaque fois qu’il est question de succession, de donation ou de gestion de patrimoine… mais, dans la pratique, comment ça fonctionne vraiment ?

Dans cet article, on va passer en revue des cas concrets d’usufruit : donation à vos enfants, protection du conjoint survivant, optimisation de votre patrimoine immobilier ou financier. Objectif : que vous puissiez vous projeter facilement dans votre propre situation.

Rappel rapide : usufruit, nue-propriété… qui fait quoi ?

L’usufruit, c’est le droit d’utiliser un bien et d’en percevoir les revenus (par exemple habiter un logement ou encaisser les loyers).

La nue-propriété, c’est le fait d’être propriétaire « sur le papier », mais sans pouvoir utiliser le bien ni toucher les revenus tant que l’usufruit existe.

Le propriétaire « complet » (plein propriétaire) est donc la somme :

Ce mécanisme de démembrement de propriété est un outil très puissant en gestion de patrimoine, car il permet :

Usufruit exemple n°1 : donation d’un appartement à ses enfants en gardant l’usufruit

Imaginons le cas classique : vous avez 65 ans, vous possédez un appartement à 300 000 €, et vous voulez le transmettre à vos deux enfants… sans pour autant perdre vos revenus locatifs.

Solution : vous donnez la nue-propriété à vos enfants, et vous conservez l’usufruit.

Concrètement, cela signifie :

Dans ce cas :

Côté fiscalité, l’intérêt est majeur : les droits de donation ne sont calculés que sur la valeur de la nue-propriété, pas sur la pleine propriété. Plus vous êtes âgé(e), plus la valeur de l’usufruit est faible, et donc plus la nue-propriété est fiscalement « légère ».

Par exemple, selon le barème fiscal au jour de la donation :

Dans notre exemple : vos enfants reçoivent une nue-propriété évaluée à 60 % de 300 000 €, soit 180 000 €. Les droits de donation seront calculés sur cette base (moins les abattements en ligne directe), pas sur 300 000 €.

Résultat :

Usufruit exemple n°2 : donation-partage avec réserve d’usufruit

Autre cas très courant : vous avez plusieurs enfants, plusieurs biens, et vous voulez éviter les conflits plus tard. La donation-partage avec réserve d’usufruit est une option très utilisée.

Exemple concret :

Avec le notaire, vous pouvez décider de :

Dans la pratique :

Au décès, la répartition est déjà fixée, ce qui limite fortement les sources de tensions familiales. La donation-partage fige les valeurs au jour de l’acte, ce qui peut aussi être intéressant si certains biens prennent fortement de la valeur dans le temps.

Usufruit exemple n°3 : le conjoint survivant qui reçoit l’usufruit de la succession

En matière de succession, l’usufruit est un levier très efficace pour protéger le conjoint survivant, tout en préservant les droits des enfants.

Cas concret :

En l’absence de dispositions particulières (testament, donation entre époux), la loi offre souvent au conjoint survivant une option importante : recevoir l’usufruit de la totalité de la succession, les enfants recevant la nue-propriété.

Qu’est-ce que cela change pour chacun ?

Pourquoi cette option est-elle souvent intéressante ?

Pour aller plus loin, il est possible de renforcer cette protection par une donation entre époux (souvent appelée « donation au dernier vivant »), qui élargit les options offertes au conjoint survivant.

Usufruit exemple n°4 : démembrement et investissement immobilier locatif

L’usufruit ne concerne pas que les successions familiales. Il est aussi utilisé comme outil d’investissement, notamment dans l’immobilier locatif.

Un montage assez fréquent : le démembrement temporaire sur un bien neuf ou sur des SCPI.

Exemple concret avec un appartement neuf :

Pendant 15 ans :

À l’issue des 15 ans, l’usufruit s’éteint, et le nu-propriétaire devient plein propriétaire sans frais supplémentaires. Il récupère alors :

Ce type de montage est souvent recherché par des personnes qui :

Usufruit exemple n°5 : assurance-vie et démembrement de la clause bénéficiaire

On pense rarement à l’usufruit dans le cadre de l’assurance-vie, pourtant le démembrement peut y jouer un rôle clé.

Exemple fréquent : un parent souhaite protéger son conjoint, tout en s’assurant que le capital reviendra ensuite aux enfants.

Il peut rédiger une clause bénéficiaire démembrée de ce type :

Au décès :

L’intérêt de ce montage :

Attention tout de même : ce type de clause demande un vrai accompagnement (notaire, conseiller en gestion de patrimoine, assureur), car la rédaction et les modalités d’utilisation des fonds par l’usufruitier doivent être bien encadrées pour éviter des conflits futurs.

Usufruit exemple n°6 : utilisation via une SCI familiale

Autre cas pratique : la combinaison SCI + démembrement. C’est un grand classique de la gestion de patrimoine familial.

Imaginons :

Vous pouvez alors :

Cela permet :

En pratique, les parts de SCI sont évaluées, puis démembrées comme n’importe quel autre bien. Les enfants deviennent nus-propriétaires des parts, et vous restez au cœur des décisions patrimoniales, tout en limitant les futurs droits de succession.

Qui paie quoi ? Quelques précisions importantes

Dans les exemples d’usufruit ci-dessus, une question revient souvent : qui paie quoi pendant le démembrement ?

En règle générale :

Il est possible, dans certains cas, de moduler cette répartition par convention entre usufruitier et nu-propriétaire ou via les statuts d’une SCI. L’important est que les choses soient claires pour tout le monde dès le départ.

Les erreurs fréquentes à éviter avec l’usufruit

En parcourant ces exemples, l’usufruit paraît très séduisant… et il l’est, mais quelques erreurs classiques peuvent coûter cher.

Avant de mettre en place un démembrement, surtout s’il touche plusieurs biens et plusieurs héritiers, un passage chez le notaire et, si besoin, un conseiller en gestion de patrimoine est rarement du temps perdu.

Dans quels cas l’usufruit est-il particulièrement pertinent ?

Pour terminer avec des repères simples, voici quelques situations où le recours à l’usufruit (et au démembrement en général) mérite vraiment d’être étudié :

Dans tous ces cas, les mêmes questions doivent guider votre réflexion :

L’usufruit n’est pas réservé aux très gros patrimoines, ni aux montages ésotériques. C’est un outil juridique et fiscal très concret, qui peut simplifier la vie de votre famille… à condition d’être bien compris, bien utilisé et, surtout, adapté à votre situation personnelle.

Quitter la version mobile